Le bateau du club n'a pas de port d'attache permanent. Il suit le soleil et les alizés : Méditerranée à la belle saison, traversée de l'Atlantique à l'automne, Antilles pendant l'hiver européen.
Un catamaran basé à l'année dans le même port offre à ses membres une seule chose : ce port. En déplaçant le bateau au rythme des saisons, le club donne accès à deux terrains de navigation très différents dans la même année d'adhésion, sans que personne ait à racheter quoi que ce soit.
Le corollaire, c'est que vous rejoignez le bateau là où il navigue. C'est un engagement de votre part, et c'est aussi ce qui rend le programme intéressant : un aller-retour en avion vers les Antilles coûte infiniment moins cher qu'un second bateau.
La belle saison se déploie entre les Baléares, la Corse, la Sardaigne et les côtes italiennes. Des eaux chaudes, des criques abritées, des navigations à taille humaine où l'on change de mouillage tous les jours si l'on veut, et des distances qui permettent de vraies bordées sans jamais être loin d'un abri.
C'est le terrain idéal pour une navigation en famille ou entre amis sur deux semaines, avec un équipage d'expérience inégale. C'est aussi la période la plus demandée, donc celle qui structure le calendrier de réservation entre les titulaires des cinq parts.
La transatlantique d'est en ouest se prend traditionnellement en novembre, depuis les Canaries ou le Cap-Vert, en suivant les alizés. C'est une navigation longue, deux à trois semaines de mer selon la route et les conditions, et c'est exactement l'exercice pour lequel l'Outremer 45 a été dessiné : de la vitesse au portant, un pilote automatique sollicité en permanence, une autonomie en eau et en électricité assurée par le dessalinisateur et les panneaux solaires.
Pour un membre, c'est l'occasion rare de faire une vraie traversée sur un bateau qu'il connaît déjà, plutôt que d'acheter une place sur un convoyage anonyme.
C'est la règle du club, et elle est délibérément avantageuse : une transatlantique représente deux à trois semaines de mer, elle ne retire qu'une seule semaine de vos huit. Un membre qui prend l'aller et le retour navigue donc cinq à six semaines dans l'année en n'en dépensant que deux, et conserve six semaines pour ses croisières.
La logique est simple. Le bateau doit rejoindre les Antilles à l'automne et remonter au printemps, quoi qu'il arrive. Nous préférons de loin que ces milles soient faits par les membres, sur leur propre bateau, plutôt que confiés à un convoyeur qui ne le connaît pas.
Les places sont limitées et se préparent longtemps à l'avance. La composition de l'équipage est arrêtée avec le club : une traversée n'est pas une croisière, et la sécurité du bord prime sur le premier arrivé.
Les équipiers que vous embarquez pour la traversée, membres ou non, participent aux frais communs de la période : avitaillement, carburant, escales, formalités de transit. Cette participation couvre des dépenses réelles, partagées entre ceux qui sont à bord, et rien d'autre. Le club ne vend pas de place à bord et ne fait pas de marge sur une traversée : ce sont les conditions pour que le catamaran reste un navire de plaisance.
Le détail figure dans le contrat d'adhésion, que nous vous transmettons avant toute signature.
De décembre à avril, l'arc antillais offre ce que la Méditerranée ne donne jamais en hiver : de l'alizé établi, une eau à vingt-sept degrés et des îles séparées par des traversées de quelques heures. Des Grenadines à la Guadeloupe, on navigue tous les jours sans jamais répéter le même mouillage.
C'est la période où le partage prend tout son sens : un propriétaire individuel laisse le plus souvent son bateau en Méditerranée l'hiver, faute de temps pour l'emmener ailleurs.
La remontée vers l'Europe se fait au printemps par l'arc nord, via les Açores. Elle obéit aux mêmes règles que la traversée aller : une semaine de quota, participation des équipiers aux frais du bord, équipage arrêté avec le club. Elle intéresse en priorité les membres qui cherchent de la mer plutôt que du mouillage.
Le programme est un cadre, pas un horaire de train
Les zones et les périodes indiquées décrivent le projet de navigation du club. Les routes précises sont arrêtées chaque année avec les membres, en fonction de la météo, des contraintes techniques et des envies de chacun. Un bateau qui traverse un océan ne se planifie pas à la journée deux ans à l'avance.
Ce programme n'est possible que parce que le bateau est un Outremer 45 armé pour la grande croisière, et parce que le fonctionnement du club limite l'usage à cinq parts de navigation.
Dites-nous quelles périodes et quelles zones vous intéressent. Le calendrier de la première saison se construit maintenant, avec les membres fondateurs.
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